NUIT LESBIENNE

La fille de l'Erèbe, à la rose étoilée,
La nuit couvre le temple et sa douce vallée ;
Comme une ombre plaintive échappée au cercueil,
Alcyone se plaint, seule sur un écueil :
C'est l'heure des frissons, et des songes funèbres !
Rhodina, sur son lit, a peur dans les ténèbres,
Un bruit vague a troublé l'écho du corridor :
La lampe va s'éteindre au candélabre d'or,
Et sa pâle lueur, jouant avec les ombres,
De sinistres reflets couvre les lambris sombres :
Rhodina se recueille ; elle invoque en tremblant
La Reine de la Nuit, au diadème blanc,
Diane de Délos, dont les regards austères
Ne sont point indulgents aux amoureux mystères,
Diane de Délos, triple divinité
Qui des pieux hymens garde la chasteté.

Les nocturnes parfums de la molle Ionie
Arrivent de la mer, et donnent l'insomnie ;
La prêtresse a jeté bien loin, dans son ardeur,
Le tissu virginal, oeuvre de la pudeur,
Et son corps radieux éclairant l'ombre noire
Est plus doux au regard que sa couche d'ivoire :
Ses beaux yeux sont toujours ouverts... à ce moment
Une petite main soulève doucement
Le voile de la porte, et la voix d'une amie
A murmuré ces mots. - " Tu n'es pas endormie ! "
Et Rhodina tressaille à ces accents connus,
Et voit son Anaïs qui s'élance pieds nus,
Vers l'escalier du lit pour partager sa veille !
Les deux corps enlacés ne font qu'une merveille,
Et la chaste Phoebé , dans les cieux voyageant,
Mit un nuage noir sur son disque d'argent !

Adorable mélange, et lutte enchanteresse,
Où s'agite, au tison de l'ardente caresse,
Tout ce que la pudeur à l'œil chaste interdit,
Tout ce qu'aime l'amour, tout ce qui s'arrondit
Pour embraser nos sens, et dévorer nos âmes
Sur les deux horizons du corps des jeunes femmes !
Les deux seins ont mêlé leur albâtre ; les mains
Du foyer des plaisirs cherchent les doux chemins ;
Sur le double corail des lèvres embrasées
Murmurent les soupirs de deux langues croisées,
Et la pointe des doigts trouve, dans leurs prisons,
Les boutons de Vénus, cachés sous les toisons.

Tout à coup Anaïs se relève et se pose
Sur ses genoux, et dit : - Je me métamorphose ?
Je suis l'Amour, et toi Psyché, dès ce moment :
Tu seras ma maîtresse et je suis ton amant.
Je ne sais pas comment ce mystère se nomme,
Mais je sens que j'ai là quelque chose de l'homme.
La chose qui nous fait rire, en baissant les yeux,
Quand nous passons devant les images des dieux :
Le désir part de là... maintenant je me couche
Comme un homme sur toi, ma bouche sur ta bouche ;
Eclose, en un instant, comme la fleur d'avril,
Cette chose sans nom, mon organe viril,
Vingt fois, dans ses élans, ô maîtresse adorée,
Pressera ton bouton, sous sa toison dorée,
Et nous enseignerons aux dieux humiliés
Les terrestres plaisirs dans l'Olympe oubliés !
Elle a dit : L'action succède à la parole :
De l'homme absent la femme a deviné le rôle ;
On croirait voir Eros, le jeune dieu, couché
Sur le sein virginal de la blonde Psyché,
Et dans le vif assaut d'une longue caresse,
Changer la vierge en femme et la créer déesse !
Ce tableau nuptial, soumis à l'examen,
Aurait même trompé les yeux du sage Hymen.
On dit que le dieu Mars, qui partait pour la Thrace,
Du temple de Lesbos effleurant la terrasse,
Vit ce groupe divin, cet amas de beautés,
Ces suaves contours lentement agités;
Cet époux, qui semblait unir, par un prodige,
En un seul corps, Eros et Vénus Callipyge,
Et, qu'oubliant Cypris et ses fades amours,
Et les mêmes plaisirs recommencés toujours,
Invisible, il entra dans le saint gynécée,
Et que, sur Anaïs, alors si bien placée,
Léger, comme l'oiseau sur la feuille des bois,
Il trouva le bonheur pour la première fois.
Sous l'aiguillon du dieu, la virile prêtresse,
Arrivait aux fureurs de l'amoureuse ivresse ;
Sa bouche de corail, dans ses baisers ardents,
Incrustait sur la chair les perles de ses dents ;
Ses cheveux vagabonds mêlaient leur brune tresse
Aux cheveux d'or, flottant sur la ferme prêtresse,
Comme au bord des ruisseaux, sur le flanc des vallons,
On voit les iris noirs, mêlés aux genêts blonds :
Les deux voix roucoulaient une extase suprême,
Musique de l'amour, qui n'a pas de poème ;
Puis, tout fut immobile, on eût dit que Paros
Avait sculpté Psyché, dormant avec Eros !

Quand l'aube, dissipant les ténèbres profondes,
Des promontoires saints argente les rotondes,
Les sons mystérieux, les murmures charmants,
Les préludes d'amour, les doux gazouillements,
En fanfare d'essai, timides et joyeuses,
Eclatent à la fois, aux cimes des Yeuses ;
Sur les branches des pins, sous les épis des champs,
Et tous ces bruits confus bientôt seront des chants.
A ce vague concert les deux belles amies
Mêlaient leurs douces voix, par l'extase endormies,
Et Syrinx, réveillée au milieu des roseaux,
Crut que le toit du temple avait un nid d'oiseaux.
Puis, la force revint, après la molle extase,
Et les mots décousus formèrent une phrase.
- Ma belle Rhodina , dit Anaïs, un jour,
Timides, ignorant les choses de l'amour,
Nous trouvâmes, écrits sur l'écorce d'un tremble,
Quatre vers de Sapho ; nous les lûmes ensemble
Comme une énigme, et puis, nos esprits impuissants
Avec de vains efforts en cherchèrent le sens ;

Rappelle-toi ces moments de silence
Où, sans respect pour le dieu du discours,
De l'organe de l'éloquence
Je fis l'aiguillon des Amours !

Rhodina se taisait. - O maîtresse divine
Dit Anaïs, eh ! bien, le sens je le devine !
Un invisible dieu, dans ces heureux moments,
Eclaire mon esprit... tu vas voir si je mens !
Elle embrasse la vierge, et sa main délicate
Ecarte doucement ses deux cuisses d'agate,
Et sa langue, effleurant tout un corps adoré,
Descend du sein d'ivoire au triangle doré,
A la toison d'amour, à ce foyer de flamme
Où palpite sans fin l'autre cœur de la femme !
Oh ! rougissez, vous tous, dieu du sacré vallon,
Dieu des cheveux bouclés, insipide Apollon !
Jupiter, dieu banal, dieu des métamorphoses,
Qui perce les rosiers, sans déguster les roses !
Bacchus, dieu des buveurs, toi qui cherchait en vain
Les sentiers des toisons dans l'ivresse du vin ?
Et toi-même, Nessus, amant de Déjanire !
Et toi, pauvre Adonis, blond enfant de Cynire,
Dont la lèvre ignorant la rose et le bouton,
Jamais ne descendit au-dessous du menton !
Regardez Anaïs !!... Dans sa course lointaine
L'Arabe du désert qui cherche une fontaine,
La trouve, et d'une eau vive, à l'ombre s'inondant,
Sur ses mains, elle a fait asseoir la vierge blonde ;
Elle sent onduler la sphère deux fois ronde
Qu'une ligne partage, et dont chaque moment
Active, par degrés, le souple mouvement :
Sur sa langue, allongée en aiguillon de flamme,
La fougueuse Anaïs semble avoir mis son âme ;
En vain le souffle manque à ses poumons ; la voix
A son gosier ; la force aux ongles de ses doigts,
Elle lèche toujours cette charmante chose
Où l'or fin d'un duvet couvre deux lèvres roses ;
Elle aspire toujours, dans un écrin amer,
L'aphrodite parfum, arôme de la mer,
Ce parfum, qu'apporta, sous sa toison dorée
En naissant sur les flots, la blonde Cythérée,
Et qui, depuis ce temps, met sa divine odeur
Dans le dernier asile où s'éteint la pudeur !
Rien n'arrête Anaïs dans sa soif libertine !
Elle agite toujours la ligne serpentine
Sur son dos frissonnant ; elle darde toujours
L'aiguillon sur la coupe offerte à ses amours :
L'albâtre de son corps prend la teinte écarlate ;
Dans un duo strident le paroxysme éclate ;
Les chairs brûlent les chairs ; tout ce qui s'arrondit
sur ce groupe divin, à l'unisson bondit ;
Et Rhodina, crispant ses belles mains d'ivoire,
Déchire d'Anaïs la chevelure noire,
Et retient les baiser captifs, à ce moment
Où le feu doit s'éteindre, après l'embrasement.

Aurore revêtait sa robe diaphane.
On entendait, au loin, l'hymne saint de Diane
L'hymne à Phoebé que chante, à l'heure où l'ombre fuit,
Le nautonnier, sauvé des périls de la nuit.
Lesbos ouvrait son temple, et les jeunes prêtresses
Sur leur corps, dévasté par le feu des caresses,
Agrafaient chastement le lin sacerdotal
Pour encenser Vénus sur son blanc piédestal :
Jamais leurs belles mains ne furent moins habiles.
Anaïs prit alors la pose des sybilles,
Et dit : - Ma Rhodina, tu m'en fais le serment,
Jamais homme, jamais ne sera ton amant,
Et je voudrais qu'ici toutes les autres femmes
Promissent, comme toi, leur haine aux Grecs infâmes !
Le monde finira, disent-ils ; beau malheur !
Un nouveau peut renaître, et vaudra bien le leur.
Si la femme refuse encor d'être féconde
Les cailloux de Pyrrha repeupleront le monde.
Toi, tu resteras vierge, et jusqu'à ton trépas ;
Et, pour plaire à Lucine, on ne te verra pas,
Des matrones d'Argos rêvant la chaste gloire,
Aux viriles sueurs souiller ton corps d'ivoire !

-         Jamais ! dit Rhodina, je t'en fais le serment !
J'ai trouvé dans toi seule un éternel amant !

 

LES VIERGES DE LESBOS

Poème antique

...Vitin peruntum
Rara juventus.
.............Horace.  

..Spretae injuria formae
Et genus invisium, et rapti Ganymeids honores.
Virgile. Colère de Junon 

Je vis les filles de la superbe Lacédémone;
leurs robes étaient ouvertes depuis la ceinture
jusqu'au talon, de la manière la plus immodeste;
et elles disaient qu'elles violaient la pudeur par
amour de la patrie.
Montesquieu. Temple de Gnide 


Vous connaissez Lesbos; c'est une île maudite
Par les jeunes censeurs de Vénus Aphrodite,
Les beaux de l'Agora, ces Narcisses hideux
Qui jamais, en amour, ne veulent être deux,
Et font dire toujours au passant qui les nomme
Ce vieux mot : « Quel est donc le sexe de cet homme ? »
Vous connaissez Lesbos et son temple charmant,
Sa rotonde, où le marbre est le seul ornement,
Sa rotonde interdite aux matrones austères,
Et son bois tout rempli d'ombres et de mystères,
Où les ramiers plaintifs ont suspendu leurs nids
Aux branches des lauriers et des myrtes unis.
Là, deux ruisseaux, tombés du flanc des roches nues,
Apportant à la mer leurs ondes inconnues,
Arrondissent un lac couronné de roseaux
Où la vague d'azur chante avec les oiseaux.
Un sentier, que le pin embaume de résine,
Conduit l'amour heureux à la plage voisine
Où la mer se déroule en miroir de saphir ;
Et, dans l'été brûlant, lorsque le doux zéphyr,
Jouant avec le flot endormi sur les syrtes,
Donne le frais des nuits sous les pins et les myrtes,
Et, répandant partout de suaves odeurs,
Remplit le bois sacré d'amoureuses ardeurs,
La prêtresse d'Eros d'un pas furtif arrive
Sur le sable d'argent, doux tapis de la rive,
Dénoue avec lenteur les tissus de Milet
Sous un sein virginal et blanc comme le lait,
Et bientôt rougissant de se voir nue et belle
Qu'à son berceau d'écume on nous peint l'immortelle,
Elle unit ses deux bras sur l'onde qu'elle fend,
Et réjouit l'écho de son rire d'enfant.

Anaïs est son nom. Un jour, au bord de l'onde,
Elle ne vint pas seule, et Rhodina la blonde
L'accompagnait, chantant sur le mode thébain
L'ode qui nous invite aux voluptés du bain :
Et la voix qui mêlait cette simple harmonie
Au murmure des flots de la douce Ionie
Donnait une âme aux bois, à la mer, au gazon,
Et des feux de l'amour embrasait l'horizon.

L'ode est chère à Lesbos ; Lesbos se souvient d'elle ;
Mais sa musique, sœur ou compagne infidèle,
N'existe plus, semblable au parfum d'un moment,
Qu'exhalait une fleur morte aux doigts d'un amant.

 

 

CHANT DE BAIGNEUSES  

Chères à Vénus, vierges de notre île,
Filles de la mer, nymphes aux pieds blancs,
La Faune est bien loin, la mer est tranquille,
Le doux zéphyr parle aux saules tremblants.

Suspendez au pin la lyre thébaine,
Et livrez sans crainte à ce flot joyeux
Vos cheveux, où l'or coule avec l'ébène,
Vos charmes divins, volupté des yeux.

La femme et la mer ont bien des mystères
Que le vieux Pluton n'a jamais compris :
Le deuil a couvert les flots solitaires
Jusqu'à l'heureux jours où parut Cypris.

Quand elle naquit, la déesse blonde,
L'autel de l'hymen s'éleva plus beau ;
La mer nous rendit la terre féconde ;
Amour prit un arc, Hymen un flambeau.

L'autel de l'hymen n'a plus de fidèles !
Les femmes alors doivent bien s'unir,
Doivent ramener les hommes près d'elles
Pour rendre meilleur un triste avenir.

Ne regrettez pas, vierges ingénues,
La robe tombée et le lin absent.
Sur l'autel pieux les Grâces sont nues ;
Sur le piédestal leur marbre est décent.

Adorons Thétis, dédaignons Cybèle :
Le flot donne au corps un attrait plus doux ;
En sortant de l'eau la femme est plus belle,
Et son amoureux devient son époux.

Livrant au zéphyr leurs humides tresses,
Que toutes nos sœurs dans l'air radieux
S'élancent des flots comme des déesses
Et tous les mortels se croiront des dieux.

Quand le chant eut cessé, les prêtresses, assises
En face de la mer, restèrent indécises
La main à la ceinture, et d'un doigt hasardeux
N'osant la dénouer, car elles étaient deux.

Mais le vent du midi soufflait et son haleine
Soulevait les longs plis des tuniques de laine,
Et, devant l'onde fraîche et sous un ciel ardent,
Donnait à la pudeur un conseil imprudent.
La pudeur oublia bientôt d'être rebelle...
On entendit deux voix s'écrier : Qu'elle est belle !

Les tuniques flottaient déjà sur les roseaux,
Et deux corps radieux coulèrent sous les eaux.
L'écume en deux sillons accompagna leurs traces
Sans cacher les trésors ; on eût dit que les Grâces
Poursuivaient chez Thétis un triton ravisseur,
Odieux conquérant de la troisième sœur.
Quel bonheur de nager ! Les deux jeunes prêtresses
Sur leur lit de saphir échangeaient des caresses
Si douces qu'Apollon, dieu facile à l'amour,
S'arrêta sur son char pour prolonger le jour
Et planer au-dessus de ces vagues limpides
Où se croisaient les jeux des blanches Néréïdes.
Après ces jeux charmants, ranimés jusqu'au soir,
Sur le bord de la mer elles vinrent s'asseoir
Pour lier avec art les ondoyantes tresses
Que le lin doit couvrir sur le front des prêtresses,
Et l'entretien alors commença :
Chère sœur,
Dit Rhodina, d'un ton enivrant de douceur,
Le beau Cléon est-il toujours dans ta pensée ?
A la saison des fleurs, lorsque je t'ai laissée
Chez les Athéniens, tu me disais toujours
Que si ton cœur cédait au pouvoir des amours,
Il serait à Cléon, jeune sculpteur d'Egine,
Riche de grand savoir et de noble origine,
Et jouant de la lyre à ravir Apollon,
Les neuf vierges du Pinde et le sacré vallon.
Anaïs soupirant :
- Ma Rhodina, dit-elle,
Pour aimer un jeune homme, il faut être immortelle
Comme Vénus ; alors on sait si votre amant
Aime quand il vous parle, ou si sa bouche ment.
Je crois, ayant appris trop de choses infâmes,
Que les hommes sont nés pour détester les femmes,
Et les temps ne sont plus où le plus grand des dieux,
Amoureux de la terre, abandonnait les cieux.
Ma sœur, à moins qu'un jour, par privilège insigne,
Dans des cascades d'or ou des plumes de cygne,
Jupiter ne m'honore, en passant d'un larcin,
Aucun baiser d'amour ne souillera mon sein !
- Sais-tu tout le bonheur qu'aujourd'hui tu me donnes,
En me disant cela ?... Poursuis.
- Si tu m'étonnes
De me voir indignée, écoute, jusqu'au bout,
Et tu m'applaudiras lorsque tu sauras tout.
Un jour, à Sunium, sur le haut promontoire,
Trois beaux vieillards hébreux racontaient une histoire ;
J'étais là tout près d'eux, et je les entendis...
Histoire... écoute bien !... de cinq peuples maudits,
Qui, par le feu du ciel que la nuée apporte,
Sont brûlés, dans la nuit, au bord de la mer Morte,
Ne laissant, pour témoin d'un deuil universel,
Qu'une femme changée en image de sel !
Ces peuples se livraient à des amours infâmes ;
Ils avaient de faux dieux et n'avaient pas de femmes.
Et ces vieillards disaient : Quand nous nous souvenons
De ces hommes affreux, il faut taire leurs noms !
Ces crimes, noirs fléaux des époques lointaines,
On les voit de nos jours, refleurir dans Athènes ;
Le théâtre nous livre aux sarcasmes moqueurs,
Nous insulte, en riant, par la voix de ses chœurs,
Et sur tous les gradins, la libre comédie
Par nos vieux jeunes gens est toujours applaudie
Si la femme arrachée à son blanc piédestal,
Est livrée, en public, à l'ïambe brutal !
Ceux qui vont applaudir ces satires amères
Ont dans leur gynécée, ou des sœurs ou des mères ;
Mais la haine, chez eux, étouffe la raison :
Voyant, par ces excès, la jeunesse flétrie,
Les femmes ont voulu sauver notre patrie
En violant les lois de la sainte pudeur,
Comme on le vit à Sparte au temps de sa grandeur.